Découvrez l’historique de notre association

Cette belle réussite remonte aux années 1950

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Si l’accueil et l’aide professionnelle aux handicapés en Belgique sont actuellement encadrés par la loi, sous tutelle ministérielle, le processus pour aboutir à cette situation a été long. Tous ceux qui ont porté les projets initiaux étaient soucieux du devenir des plus faibles d’entre nous ou directement touchés par les difficultés d’intégration d’un handicapé au sein de leur propre famille.

Quelques dates pour souligner l’évolution et la progression de nos activités.

Années 50

Alors même que le pacte scolaire mettant fin à la guerre du même nom était loin d’être signé, le souhait d’accueillir les personnes handicapées dans des structures adaptées mobilisait déjà les premiers parents concernés.Mme Drory en fait partie. Elle fut même la fondatrice de la première association de parents d’Infirmes Moteurs Cérébraux. Dès 1954, la Ligue d’Aide aux Infirmes Moteurs Cérébraux est créée.

La première action significative voit le jour sous le mandat du Ministre de l’Instruction Publique, Monsieur Léo Collard, qui en collaboration avec la Ligue accepte de créer cinq classes spéciales pour I.M.C. annexées à une École Normale, deux en Flandres, deux en Wallonie et une à Bruxelles.

Au même moment, la Ligue Nationale Belge d’Aide aux Paralysés Cérébraux étoffe son action. Elle développe des consultations médicales pluridisciplinaires avec des médecins, des thérapeutes, des pédagogues, des éducateurs.

La Ligue apporte son expérience aux nouvelles thérapies: kinésithérapie, logopédie, psychothérapie qui se mettent en place, forte de son expérience de recherches tournées vers l’étranger et l’apport des familles. À ce stade, toutes ces initiatives sont bilingues et menées depuis Bruxelles.


Années 60

Dans le Hainaut, la famille Regniers, plusieurs générations d’entrepreneurs actifs dans l’import/export et fortement investies dans la bienfaisance et l’assistance de père en fils, s’adresse à la Ligue et en final, font don de leur propriété à Bienne-lez-Happart.

Les mutuelles ne couvrent pas tous les besoins. Le soutien aux plus faibles reste très souvent du ressort des plus nantis. L’assistance reste fortement liée aux options philosophiques. La charité, les œuvres de bienfaisance ou les opérations de service Clubs restent une aide substantielle.

Monsieur Arthur Regniers, décédé en 1952, laisse une veuve qui décèdera à son tour en 1960. La demeure familiale à Bienne-lez-Happart est vide. Les Regniers ont trois enfants.

Le fils Jean Regniers, membre actif de la Ligue Nationale Belge d’Aide aux Paralysés Cérébraux, propose à ses deux sœurs de faire don de la maison des parents selon le souhait de ceux-ci à la Ligue en vue d’y accueillir des personnes handicapées.

Ce moment coïncide avec les 14 ans des premiers élèves des classes spéciales et, par conséquent, de leur sortie du système scolaire. Que peut-il advenir d’eux sinon une place dans un home pour vieillards? Scandalisée par cette situation, Mme Drory accepte le don de la famille Regniers.


1962

La LNBAPC investit les lieux et le Centre Arthur Regniers est créé à Bienne-lez-Happart.

Quelques années auparavant, l’INR avait lancé l’opération caritative 48.81.00, mieux connue actuellement sous le nom de Cap 48. Le Centre Arthur Regniers bénéficie d’un don qui lui permet l’achat du matériel nécessaire pour douze pensionnaires.

Le premier pensionnaire entre le 2 avril 1962. De cette date au 1er septembre 1968, le Centre comptera 21 pensionnaires qui vivront 24h/24 leur vie sociale de jeunes adolescents avec Monique et Jean-Marie Bogaert.

Les journées de ces jeunes âgés d’environ 14 ans sont occupées avec des activités occupationnelles en provenance de l’industrie traditionnelle, des cours généraux donnés le soir par l’instituteur du village, un kinésithérapeute temps plein et un moniteur.


1965

Grâce aux subsides du Fonds Spécial d’Assistance du Fond National de Reclassement Social des Handicapés, le Centre se développe considérablement. Des locaux adaptés pour la kinésithérapie, la logopédie, l’ergothérapie, un atelier d’apprentissage ainsi qu’un home de 20 lits sont construits.

Se met en place l’embryon d’une École d’Enseignement Secondaire Spécialisée, toujours en activité aujourd’hui, qui sera agréée officiellement dès 1967 et qui compte aujourd’hui 90 élèves.


1968

La Ligue crée pour les premiers adolescents sortants des structures du Centre Regniers et ayant atteints l’âge de 20 ans un atelier protégé qui portera le nom Atelier Jean Regniers devenu Entreprise de Travail Adapté et aujourd’hui agréé par l’AWIPH mettant au travail 312 handicapés.

La même année, le Centre Arthur Regniers ouvre une section pour filles. Le premier éducateur spécialisé est engagé.


1969

Le Centre Arthur Regniers occupe 70 travailleurs pour 60 handicapés.

À ce moment de la vie du Centre, La Ligue Nationale Belge d’Aide aux Paralysés Cérébraux a mis en place une structure pour un budget de +/- 70 millions de Francs Belges. La Ligue fait don à la Province du Hainaut de son patrimoine et devient locataire de la Province pour un Franc Belge par an.

Un partenariat public privé qui va durer 10 ans et durant lesquels la Province poursuivra le programme des constructions projetées.


1973

Les premiers pensionnaires ont +/- 25 ans, ils restent à demeure au Centre toute l’année. Tous ces enfants sont nés dans les années après guerre. Les parents sont relativement âgés, les retours en familles s’espacent.

En avril 1973, soucieux de permettre à ses pensionnaires de sortir du cocon certes mais aussi du ghetto dans lequel leur vie rythmée mais répétitives se déroulaient, la Ligue développe dans le Département du Gard en France un Centre de vacances adapté, approprié aux exigences thérapeutiques des pensionnaires.

La Ligue accueille aussi en parallèle des Infirmes Moteurs Cérébraux, des classes spéciales créées en 1954 ou de quelques institutions accueillant des I.M.C. créées entretemps.

Ce Centre de détente et loisirs est toujours en activité. Il accueille des séjours de sports, des classes vertes, des vacances pour adultes avec ou sans famille. Aujourd’hui, grâce à l’action de la Province de Hainaut, ces activités sont garanties dans leur pérennité. Ces moments privilégiés qui sont offerts à des êtres gravement diminués gardent toutes leur signification.

Les jeunes qui séjournent au Centre toute l’année ont ainsi l’opportunité de vivre des vacances presque comme n’importe quel valide.

À noter encore que la crise pétrolière de 1973 met un frein au développement des infrastructures compte tenu des restrictions budgétaires mais la dynamique est en marche.


1979

Après l’étape de 1969 et après 10 ans d’occupation des bâtiments donnés à la Province de Hainaut, il est décidé par Jean Regniers, Evelyn Drory et Jean-Marie Bogaert d’accepter l’offre de reprise de la Députation Permanente du Hainaut.

Ainsi, l’école, la rééducation, l’internat, le home et le centre de jour sont donc provincialisés.

Le personnel devient provincial et le Centre, tout en gardant sa spécificité, se fond dans cette structure publique. Le Centre reste ouvert 365 jours/an, prend en charge la globalité des problèmes des handicapés qui restent très majoritairement des Infirmes Moteurs Cérébraux en dehors de quelques spinabifidas ou autres myopathes.

Le premier président de cette nouvelle institution provinciale sera le Député Permanent Monsieur Richard stievenart.

L’Atelier protégé Jean Regniers restera géré par l’ASBL Les Amis des Paralysés Cérébraux comme il l’est encore à ce jour.

Le Centre de vacances, de détente et de loisirs dans le Gard restera quant à lui géré par l’association V.E.S.T.R.I.C.


1984

Les parents des résidents, tous parmi les aînés, s’associent sous l’instigation de Madame Drory et avec l’aide majoritaire des familles qui ne comptent qu’un seul enfant pour créer une structure qui permettra à ces familles de vivre leurs dernières années de vies en symbiose pas trop loin de leurs enfants.


1985

Un nouveau constat se pose à nous et nous impose une réaction. Grâce à la qualité de l’accueil et aux soins apportés aux handicapés moteurs cérébraux, leur durée de vie se prolonge, les pronostics sont moins fatalistes.

En parallèle les parents avancent en âge, atteignent le moment de la retraite et, naturellement, décèdent un jour ou l’autre.

Pour répondre à ce nouveau besoin, sur le site du Château Beauregard, 10 pavillons et 4 studios sont construits et aménagés.

Le Château est lui réhabilité et occupé par des résidents adultes, des ouvriers de l’Atelier protégé, des isolés abandonnés.


1988

Année miserabilis! La Baronne Evelyn Drory, maman de Chantal, décède des suites d’un cancer. Ses cendres sont ramenées au cimetière de Bienne au pignon du Centre Regniers le 2 avril 1988. Elle avait été anoblie par le Roi Baudouin en 1982.


2005

L’extension du site Beauregard se poursuit avec la création de 18 chambres (28 lits) dans le bâtiment dit « le panorama » en raison de son point de vue exceptionnel sur la vallée de la Biesmelle. Cette nouvelle construction permet la mise en marche du bonheur durable des personnes handicapées.


2011-12

Dans une logique d’habitat partagé, mêlant l’habitat privé et des lieux de vie communautaire, nous créons 18 pavillons, toujours dans le parc du Château Beauregard pour le 3ème âge des aînés. Les résidents partagent certaines activités tout en préservant une grande partie de leur intimité.

Nous accueillons des extérieurs dans le cadre de notre résidence.

Pour éviter le repli sur soi, nous ouvrons à la société, aux Citoyens capables de s’associer à notre action dans les limites de ses possibilités.


2015

Sur la place de Lobbes, à quelques minutes du Château, nous avons terminé l’aménagement des plusieurs appartements et studios destinés à héberger aussi bien des couples que des célibataires, travaillant à l’atelier Jean Regniers ou offert à la mise à disposition à des isolés ou couples.